Le CVV en presse !

En juillet 2012 le Dauphiné Libéré a publié un article par Anaïs Vendal sur le stage de voile que nous avons organisé cet été…

Les petits matelots prennent le grand large

Partir dompter les flots, c’est un peu le rêve de tous les enfants. C’est pour le réaliser – et en faire comprendre les difficultés – que tous les étés depuis vingt ans, le Cercle de Voile propose des stages d’une semaine aux enfants à partir de sept ans. De 9 h à 17 h, du lundi au vendredi, jusqu’à douze jeunes peuvent apprendre à manier la barre. Depuis lundi, Zacharie Roubeaud, 10 ans, Rémi Maillo, 13 ans, Antoine Fontaine, 9 ans, Caroline Rey, 14 ans, Elora Vallon, 12 ans et Charles Deleporte, 12 ans ont donc pris possession de trois catamarans et de dériveurs.

Mais avant la partie pratique, la plus agréable, il y a la théorie. Quelques règles élémentaires de priorité sur l’eau mais surtout, comprendre l’orientation de la voile selon la position du vent. « C’est souvent le plus compliqué pour les débutants et c’est à cause de cela qu’ils tombent à l’eau » explique Patrick Arnaud, le moniteur.

Et quarante-cinq minutes plus tard… « Je n’ai pas tout compris, surtout les calculs pour connaître la position du vent » reconnaît Zacharie. C’est son deuxième stage de voile mais il a encore du mal avec le vocabulaire. « On ne dit pas cordages, ça n’existe pas sur un bateau… continue le garçon. C’est sympa d’aller vite mais j’ai un peu peur d’aller à l’eau. Mais c’est les risques du métier ! ». Et le plus turbulent du groupe n’y échappa pas cette semaine.

Mais personne n’ira à l’eau, fraiche, ce matin-là. II faut dire qu’a cause du vent, de petites voiles ont été montées sur les catamarans. « Le Rhône a tendance à faire peur mais on sait que ça peut être dangereux, on fait très attention à la sécurité et on s’adapte à la météo » explique Patrick. Dernier avertissement avant de mouiller : « la voile, c’est le moteur et le carburant, c’est le vent. Si vous réglez mal le moteur, vous n’avancez pas ». Mais sur l’eau, ce n’est pas aussi simple. « Tire ta barre Caroline, mais tire ! Regarde ta voile ! » crie le moniteur, sur son bateau à moteur. Si certains sont plus en difficulté, Zacharie, Charles et Elora seront seuls sur leur double coque dès l’après-midi. « Je ne vais jamais arriver à tout gérer ! » s’inquiète la jeune fille. Savoir mener seul son bateau à partir de ce soir, 17h, est pourtant bien le but du stage. Une deuxième session est prévue du 27 au 31 août. Elle accueillera 9 enfants.

Qu’avez-vous pensé de cet apprentissage ?

Zacharie Roubeaud 10 ans

« C’est sympa de naviguer, j’adore être sur un bateau. J’avais déjà fait un stage il y a 2 ans et j’avais beaucoup aimé. On apprend plein de choses que je ne connaissais pas comme chavirer et redresser un bateau. J’aime bien quand on est sur l’eau et qu’une péniche passe, ça fait de grosses vagues. Par contre, les rafales, ce n’est vraiment pas pratique… Monter les voiles, utiliser les cordages, c’est compliqué. J’aimerais bien découvrir d’autres bateaux que le catamaran ! »

Caroline Rey 12 ans

« C’est mon parrain qui m’a vivement encouragée à participer à ce stage de voile. Mon parrain, c’est le père d’Élora, que je connais depuis que je suis petite alors ça faisait une occasion supplémentaire de faire une activité avec elle ! J’aime être sur l’eau et à force, j’ai pris l’habitude qu’on me pousse ! Ce stage m’a permis d’apprendre le maniement d’un bateau à voile. Le mauvais point, c’est vraiment les coups de soleil parce que j’en ai tout le temps. Ça, et les insolations ! »

Antoine Fontaine 9 ans

« Mon papa faisait de la planche à voile, je n’ai jamais eu l’occasion d’en faire. Peut-être quand je serai plus grand. C’est lui qui m’a proposé de m’inscrire à ce stage de voile et je ne regrette pas ! J’aime être sur l’eau, sur un bateau. Le moins agréable, c’est de gréer, de monter le bateau. Je n’aime pas non plus être à la barre, c’est compliqué, mais je suis là pour apprendre ! D’habitude c’est l’inverse mais moi, j’aime bien quand il y a du vent et je n’aime pas quand il n’y en a pas ! »

Elora Vallon 12 ans

« Mon père a fait de la voile pendant 15, 20 ans et parfois j’en faisais avec lui. Ma soeur avait déjà participé à ces stages avec le Cercle de Voile alors ça m’a donné envie d’essayer. Il y a un peu trop de garçons, on n’est que deux filles; mais bon ! Je ne connaissais pas le vocabulaire alors j’essaye de l’apprendre ici mais je ne le connais pas encore tout à fait ! Le plus dur c’est de revenir au ponton quand le vent nous fait dériver. Et de remonter dans le bateau après être tombée. »

Remi Maillo 13 ans

« Plusieurs de mes oncles avaient déjà fait de la voile et m’ont incité à m’inscrire à ce stage et je ne regrette pas, c’est vraiment bien la voile ! Le plus drôle, c’est vraiment de dessaler, c’est-à-dire de renverser le bateau. Le ressaler est beaucoup moins drôle par contre ! Le dégréer, c’est le remettre à flots, aussi, d’ailleurs. C’est marrant d’être sur l’eau, même si je suis déjà tombé une fois, avec Zacharie. C’est lui qui est tombé le plus souvent ! »

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