Une base nautique à l’Epervière

Le Dauphiné Libéré a récemment parlé de la nouvelle base nautique qui va être construit au port de l’Epervière. Voici l’article…

Un vent nouveau souffle sur le Rhône

Dauphiné Libéré - Un vent nouveau souffle sur le RhoneUn port, un fleuve, des clubs… Mais impossible de boire un verre au bord de l’eau ou de naviguer quelques heures en bon débutant. Le port de l’Épervière ne semblait pas être le lieu idéal pour les pauses rafraîchissantes. Mais les choses changent. Et le port aussi. Depuis une semaine, la question de la boisson est résolue. Près de deux ans de travaux plus tard, le restaurant le Nautic ouvre ses portes. En gestion, Dominique Genthial, de l’hôtel des Négociants, et Frédéric Maillefaud, entre autre du Bancel. Une terrasse sous une tonnelle, une toute nouvelle déco, « c’est deux ans de gamberge, cette déco ! » précise Frédéric Maillefaud, une nouvelle équipe de 11 personnes et une nouvelle carte, évidemment.

« Nous voulons toucher le plus de monde possible, mais ce n’est pas le fast food ! », explique Dominique Genthial. Dorénavant, le plaisancier, le touriste ou le promeneur peut boire une boisson rafraîchissante comme manger une viande, un poisson ou des coquillages, toute la semaine. Dans le « petit village » de l’Épervière, l’ouverture du Nautic ne laisse pas indifférent : « Ça fait plaisir. Un port sans bistrot, on n’avait jamais vu ça ! », constate Michel Vidalenche, du Canoë club. Mais d’autres nouvelles réjouissent les marins du fleuve.
Les projets s’accélèrent de-puis quelques mois, à commencer par le commerce, donc. Le « shipchandler », Mécanautique, la boutique d’accessoires de bateau, va voir son local rénové. Et peut- être agrandi au hangar à côté. Les tractations sont en cours. De même pour Jimmy Belaubre et son bateau-école, qui, si tout le monde y trouve son compte, devrait devenir le voisin de la boutique. Reste les associations. Que ce soit l’aviron, la voile ou le canoë. Tous sont logés dans des vieux hangars. « Nous allons créer une base nautique. Un bâtiment qui regroupera toutes les activités en lien avec le port, » détaille Frédéric Marchai, responsable du port depuis avril, pour la chambre de commerce et d’industrie, qui a en gestion la structure. Deux rencontres ont déjà eu lieu entre la CCI et les acteurs du port afin de « recenser leurs besoins. Il y aura une troisième réunion en septembre pour affiner », précise Frédéric Marchai. La base nautique devrait prendre place là où se trouvent actuellement les hangars des associations. Il est également question d’améliorer l’accès au fleuve. Un appel d’offres sera lancé après la réunion de septembre. Le responsable du port espère que les travaux commenceront au deuxième semestre 2013. Le tout pour deux millions d’euros.

« II faut sécuriser le plan d’eau »

Pourquoi ne peut-on pas, sans être adhérent, pratiquer une activité nautique ponctuelle ? Il y a pourtant des bateaux d’aviron, des canoës kayak, des dériveurs et des planches à voile. « Pour commencer, il faut une base nautique I», s’exclame Michel Vidalenche, président de l’association Canoë club. « Nous sommes des rustiques pour le moment ! Le port de l’Épervière, c’est un garage à bateau, il faut le faire vivre ! Sur le plan matériel, il n’y a rien à dire, mais il n’y a pas de structure ».

Pour la structure, le projet est donc en cours. Le président en est sûr, « Il y a les compétences, le personnel technique, le matériel, si les infrastructures existent, le public viendra». Pour développer le tourisme de proximité et accueillir un public plus large, la base nautique est déjà une belle avancée.

« Mais il faut sécuriser le fleuve, baliser, créer des pontons… Le futur est sur le bras mort du Rhône. Il n’y a pas de vent, de courant et de péniches », détaille le président du Canoë club. Le fleuve effraie. Patrick Arnaud, membre du cercle de voile et moniteur durant les stages d’été, est du même avis.

Seul moyen actuel de « sécuriser le fleuve », les moyens humains. « Mais nous n’avons pas assez d’effectif, constate le président du cercle de voile, Richard Bonnet. Nous avons déjà de la difficulté à recruter un brevet d’Etat de voile l’été… Ils partent en Atlantique, à la Méditerranée ou sur les lacs ! » Pourtant, au port, on se souvient des belles années, celles où des champions de voile avaient tout appris sur le Rhône.

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